Accueil > Actualités scientifiques > Archives
Le CNRS liens sites CNRS espaceur
espaceur
espaceur
espaceur espaceur espaceur
espaceur espaceur espaceur
espaceur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

espaceur

Laurent Charlet reçoit la médaille d'argent du CNRS

Laurent Charlet, Professeur à l’Université Joseph Fourier et responsable de l’équipe de Géochimie de l’environnement du Laboratoire de géophysique interne et tectonophysique de Grenoble (LGIT-CNRS/UJF), a reçu vendredi 11 juillet la médaille d’argent du CNRS pour l’excellence de ses recherches dans le domaine de la pollution des sols et des eaux, un enjeu majeur de santé publique.

La médaille d’argent du CNRS distingue des chercheurs, au début de leur ascension, mais déjà reconnus sur le plan national et international pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux. Seule une quinzaine de médailles d'argent sont attribuées chaque année.

 

De g. à d. : B. Betto, chargé des affaires européennes à la Ville de Grenoble ; F. Cotton, directeur du LGIT, P.Bérès, députée européenne ; B.Goffé, DSA de l'INSU ; L.Charlet ; F. Ouabdesselam, président de l'UJF ; G. Angénieux, Président de l'Université de Savoie ; Y. Hermès, délégué régional Alpes du CNRS. © CNRS/P.Natalini

Ingénieur agronome, Laurent Charlet passe sa thèse à l’Université de Californie (1981) en physico-chimie des sols amazoniens, il y étudie notamment les déserts. Il profite de tous les avantages que lui offre cette université : structuralisme, anthropologie, danse, italien, espagnol, russe et apprécie cette ouverture mais l’Europe lui manque…

Il revient donc en 1986. Spécialiste du sol, il s’intéresse à l’eau et travaille en Suisse pendant 6 ans, à l’Institut des sciences de l’eau de Zurich dans le labo du Pr. Stumm, et à l’université de Berne chez le Pr. Schindler, deux pères de la chimie des interfaces solide-solution.

En 1992, il devient professeur à l’Université Joseph Fourier à Grenoble, et intègre le LGIT. « Chargé d’un master sur les eaux souterraines, je me suis intéressé aux éléments traces toxiques en milieu anoxique. » Ses travaux apportent des informations inédites sur les mécanismes d’adsorption et de réduction des métaux et métalloïdes à la surface des sols et des sédiments, et auront un impact important sur la compréhension de la géochimie des polluants dans ces environnements qui sont des réserves stratégiques en eau potable.

En contact avec le monde médical, il va travailler sur les effets sournois de l’arsenic décelés en Inde, dans les eaux du Bengale et en Argentine. En effet, l’intoxication par l’arsenic provoque des cancers de la peau et du foie qui mettent dix ans à se déclarer, d’autant que de nombreuses autres maladies affectent ces populations et que la présence de l’arsenic est difficile à repérer dans l’eau ou le sol. Ses terrains sont lointains, souvent difficiles, mais incontournables.

Alternant les campagnes de mesure sur le terrain avec les études en laboratoire, pour Laurent Charlet, « il est important d’identifier les questions sur le terrain, de comprendre les mécanismes par l’expérimentation au labo et les études structurales sur synchrotron, et, ensuite, de réinterpréter et modéliser le terrain.

À partir de 1997, Laurent Charlet est responsable scientifique du programme « Mercure en Guyane » soutenu par le CNRS. Des intoxications au mercure ou des niveaux d’imprégnation supérieurs aux normes de l’OMS ont été décelées chez ces populations amérindiennes.

Il coordonne de nombreuses missions en forêt tropicale humide pour une douzaine d’équipes de recherche. Les résultats obtenus ont permis d’identifier et de décrire les sources de mercure.

Internationalement reconnu pour son expertise sur les ressources en eau, le cycle réactif des contaminants et autres problématiques représentant un enjeu majeur de santé publique, il s’est appuyé sur sa grande mobilité thématique et géographique pour développer une recherche et des enseignements pluridisciplinaires et a formé de nombreux étudiants aux disciplines environnementales en pleine expansion.

Il travaille également sur la sécurité à long terme des déchets nucléaires enfermés dans l’argile, il se penche aussi sur les origines de la vie et la chimie prébiotique. Son souhait scientifique aujourd’hui : « Comprendre ce qu’il advient des nano-particules à l’intérieur du corps humain, faire le lien entre la géochimie et la médecine »

 
Laurent Charlet © CNRS photothèque - Jean-François Dars

espaceur
icônes espaceur
espaceur espaceur espaceur espaceur
pointilles
Lettre Hebdo

CNRS Hebdo

pointilles
intranet délégation

    Intranet de la     délégation

pointilles
intranet

    Intranet du CNRS

pointilles

Le CNRS en région

pointilles

Rechercher

sur le site de la délégation

 
 

pointilles
espaceur
  connection espaceur
Le CNRS Le CNRS Annuaires Mots Clefs du CNRS Autres sites Accueil Accueil Imprimer Contact Crédits Copier URL Plan du site