Simuler des turbines hydroélectriques pour mieux intégrer les énergies intermittentes
Le Laboratoire des écoulements géophysiques et industriels (LEGI, Grenoble) et General Electric Hydro France créent une chaire industrielle pour développer un outil de simulation permettant de concevoir de nouvelles turbines hydroélectriques qui facilitent l'intégration des énergies intermittentes aux réseaux d'électricité.
Le développement des énergies solaire et éolienne implique leur intégration dans les réseaux de distribution d'électricité. Mais leur nature intermittente perturbe la stabilité du réseau et doit être compensée par d'autres sources d'énergie. L'énergie hydraulique est un ''bon candidat'', car elle peut moduler facilement sa production, mais aussi stocker de l'énergie, en remontant de l'eau à l'aide de pompes-turbines. Mais il faut pour cela que les turbines puissent tourner à des régimes de fonctionnement nouveaux.
Créée pour une durée de quatre ans par le LEGI (CNRS / Université Grenoble Alpes) et la société General Electric Hydro France, la chaire industrielle ANR Nethuns a pour objectif de développer de nouveaux outils capables de simuler ces écoulements complexes, afin de faciliter la conception de nouvelles turbines adaptées à l'intégration au réseau des énergies intermittentes. Le projet Nethuns prévoit, d'une part, de développer un code de simulation optimisé, produisant des résultats fiables avec un coût de calcul minimal. D'autre part, d'analyser à l'aide de la simulation, les phénomènes physiques qui interviennent dans ces écoulements complexes.
Les nouveaux développements sont effectués dans le logiciel dédié Yales2Hydro, issu du projet Yales2
Pour les scientifiques du LEGI, Nethuns est l'opportunité d'accroître leur expertise dans la prédiction d'écoulements complexes, en lien avec une problématique industrielle. General Electric Hydro France prévoit d'utiliser en interne les nouveaux outils de simulation issus du projet.